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Le cours, et quand s’en détacher

Le cours, et quand s’en détacher

Question intéressante d’un lecteur, dont notre réponse peut peut-être profiter à un plus grand lectorat : en première année, comment savoir quand on peut se permettre des libertés avec les exigences du prof pour mieux se concentrer vers les exigences des concours ?

© The Simpsons
© The Simpsons

Question

« Vous dites qu’il faut mieux se préparer au concours final plutôt que de plancher sur un devoir ou pour une kholle si les conséquences restent maîtrisables, mais comment savoir si le travail que nous demande l’enseignant n’est que peu important pour la suite? (Je suis bien d’accord lorsqu’il s’agit de faire la biographie d’un auteur, connaître sa doctrine et ses pensées semblent suffisant, mais pour le reste?) »


Réponse

Bonne question. C’est en effet une chose que tu ne peux pas deviner par toi-même, et c’est pour cela qu’il faut faire 100% confiance aux professeurs les trois premiers mois de l’année. Parallèlement, il est important de se familiariser rapidement avec ce qui sera évalué aux concours, notamment avec le niveau d’exigence demandé.

Comment ? Une fois que tu as bien compris les « règles du jeu » de chaque matière (notamment en français, et en histoire/éco, où elles ne sont pas immédiatement évidentes), en regardant trois choses : les énoncés des exercices donnés aux concours, les rapports de jurys, et les copies des meilleurs élèves qui ont réussi.

Sans te laisser impressionner par les notions évoquées, forcément méconnues dans un premier temps pour la plupart d’entre elles, regarde davantage le périmètre de ce que l’on demande, les grandes tendances des réussites et des lacunes des candidats. En te familiarisant ainsi, tu comprendras de toi-même, petit à petit, quelles libertés tu peux prendre avec le cours du prof.

Ce travail, très peu de préparationnaires le font avant la seconde moitié de la deuxième année, or il est je pense crucial pour bien comprendre ce qu’il est très important de faire, et ce qui est sous-optimal voire contre-productif. Personne n’a jamais raté son concours parce qu’il ne savait pas dire déshumidificateur, climatiseur mobile ou lit parapluie en espagnol, mais ces mots font pourtant partie de certaines listes de vocabulaire.

Si tu es avisé et centré sur l’objectif final, tu peux gagner beaucoup de temps et réinvestir beaucoup d’efforts dans ta préparation.

Préparer sa rentrée en prépa HEC

Préparer sa rentrée en prépa HEC

Vous le savez, c’est bientôt la rentrée en Prépa HEC et ailleurs. Vous avez suivi nos conseils et n’avez rien fait pendant les vacances d’été ? C’est très bien. A quelques jours du seuil fatidique, si vous cherchez à vous occuper, voici quelques suggestions.

La rentrée pour les petits et les grands
La rentrée pour les petits et les grands…

  • Réglez l’intendance. Cela semble fondamental, mais chaque année des couacs surviennent au mauvais moment, et peuvent vous mettre des bâtons dans les roues bien inutiles. Où allez-vous dormir ? Vous restaurer ? Travailler ? Etes-vous suffisamment bien équipé pour travailler ? pour vous détendre ? pour faire du sport ? Pour le ménage (aspirateur, fer à repasser, nourriture) ? Quels types d’enquiquinements administratifs pouvez-vous vous éviter en quelques heures de travail avec votre lycée ? votre propriétaire ? Evitez que des choses comme celles-ci se mettent en travers de votre chemin.
  • Revoyez les bases. Un petit tour du propriétaire, léger mais général, de l’ensemble des cours de Terminale permettra à certains de mieux reprendre contact avec ceux-ci le jour de la rentrée. Si ce tour d’horizon sera salutaire en maths et en langues, il n’est pas aussi nécessaire en Histoire / Eco ou en Philo, où les programmes de Terminale et de prépa diffèrent assez largement.
  • Refaites travailler vos automatismes. Dans les trois champs que sont l’orthographe, le calcul, et la mémorisation, le fait de moins faire travailler votre cerveau durant l’été peut vous avoir perdre une certaine agilité. Vous la reprendrez sans aucun doute rapidement, mais vous entraîner à davantage lire, calculer et retenir une petite semaine avant la rentrée sera salutaire pour arriver prêt.
  • Préparez les bases des nouvelles habitudes. Cycles de sommeil, Utilisation d’Anki, entraînement à la lecture rapide, Je Vais Vous Apprendre à Intégrer HEC vous propose une boîte à outils de techniques qui prennent quelques semaines à s’apprendre : le commencer avant la rentrée est souvent une bonne idée !

La priorité : soyez reposé et motivé. Dans ce marathon qu’est la prépa, votre forme et votre mental seront des atouts bien plus utiles que des connaissances ou des techniques, rattrapables facilement dans les six premiers mois.

JVVAIH : la librairie

JVVAIH : la librairie

Cette année, nous avons certes mis à jour et fortement enrichi Je Vais Vous Apprendre à Intégrer HEC, mais nous avons aussi fait en sorte que le site web qui l’accompagne, integrerhec.fr, soit d’un meilleur service à ses utilisateurs.

Les Livres Prépa HEC
Les Livres Prépa HEC

Aussi, vous trouverez au fil de l’année les meilleures livres Prépa HEC dans notre section librairie. Ces recommandations ont été faites par les étudiants interrogés ayant réussi les concours entre 2010 et 2013, et seront susceptibles de toujours être réactualisées au cours de l’année.

Aussi, nous vous conseillons d’y jeter un oeil de temps à autres, afin de constater les nouveautés en termes de livres en Prépa HEC.

Souvenez-vous : la règle est de ne surtout pas accumuler les manuels inutiles qui viendraient brouiller votre capacité de travailler sereinement. C’est à en pensant à cela que nous avons tenu à réaliser la rubrique « s’il ne devait en rester qu’un ».

Gérer les temps forts et les temps morts

Gérer les temps forts et les temps morts

Troisième grande nouveauté de l’édition récente de Je Vais Vous Apprendre à Intégrer HEC, gérer les temps forts et les temps morts de deux années de prépa, à savoir les révisions du concours d’un côté, et les périodes de break de l’autre.

Source : Le point
Source : Le point

En quelques mots…

La vie en prépa impose un rythme nouveau à l’étudiant, qu’il met souvent longtemps à dompter. Si l’objectif de la partie I a été de vous accompagner dans une approche rigoureuse de ce rythme (chapitre I.2), sa canalisation en différentes priorités (I.3), puis son optimisation selon les objectifs qui vous importent (I.4), votre organisation ne sera parfaitement réglée que si vous parvenez à rester parfaitement aux commandes lorsque ce rythme imposé se délite, lors de phases où il est entre parenthèses. Dominer entièrement votre prépa implique d’être prêt pour ses temps forts (révisions des concours), aussi bien que pour ses temps morts (vacances et loisirs). Ce chapitre confronte les tenants et les aboutissants des trois semaines de révision pré-concours de 32 étudiants des parisiennes interrogés, et tente d’en tirer les lignes de force d’une période de révision réussie. Dans un deuxième temps, il synthétise les suggestions de ces derniers en matière de loisir afin d’en tirer des enseignements utiles.

Pourquoi ce chapitre en plus ?

« J’ai l’impression de m’être mieux organisée que la moyenne lors des révisions de concours. Tout prévoir m’a permis de ne jamais être stressée, et les concours m’ont plutôt souri par rapport à mon niveau de l’année. »
– Claire, admise à HEC, l’ESSEC et l’ESCP en 2012

Chaque année, une excellente gestion de ce temps fort permet à certains élèves, parfois sans génie par ailleurs, d’acquérir une très bonne maîtrise de l’ensemble du programme, qui rend possible une surperformance aux concours. En trois semaines d’efforts judicieux, ils mettent ainsi en valeur des mois et des mois de travail de fond.

Ce qui manque…

Nous n’y parlons pas des vacances d’été car nous espérons que c’est clair à ce moment de votre lecture : ne faites rien !

Maîtriser la langue

Maîtriser la langue

Deuxième de nos trois grandes nouveautés de la nouvelle édition de Je Vais Vous Apprendre à Intégrer HEC, le chapitre sur les tenants et les aboutissants de la maîtrise d’une langue impeccable.

La maîtrise de la langue : un détail à la base de grandes prestations
La maîtrise de la langue : un détail à la base de grandes prestations

En quelques mots…

Quelques-unes des meilleures stratégies des élèves des parisiennes ayant réussi à surmonter leurs problèmes de maîtrise du Français. Cela passe par un certain type d’attention aux détails, la consignation méticuleuse de leurs fautes les plus récurrentes, la mémorisation de listes spécifiques de vocabulaire, ou certains ouvrages des plus utiles pour venir à bout de problèmes d’orthographe coriaces.

Pourquoi ce chapitre en plus ?

« Le jury avertit donc les candidats de 2012 que, désormais, il sanctionnera ces négligences : aucun copie n’obtiendra la moyenne, qui comptera plus de vingt fautes (et les fautes d’accentuation et de ponctuation, tout aussi fréquentes, seront prises également en compte). »
– Rapport de jury de CSH, HEC 2012

Sanctionnés de près ou de loin dans cinq des six matières de la prépa HEC (seules les maths, dans une certaine mesure, y échappent), orthographe, vocabulaire et style corrects font partie du bagage indispensable d’un bon candidat aux grandes écoles de commerce. Et la tendance est au durcissement des normes, en réaction à la dégradation constante de ces éléments dans les copies de concours, année après année. Nous le disions il y a un an, l’orthographe en particulier est la première chose à régler en prépa HEC, pour ceux chez qui elle est défaillante. A l’inverse, ne pas avoir de problème spécifique au niveau de l’orthographe, du vocabulaire ou du style constitue déjà un avantage important.

Ce qui manque…

Il manque peut-être d’y insister davantage ! Sans pour autant saouler le lecteur avec cela, il est extrêmement important que ce dernier règle ce problème (qui se règle, comme de nombreux problèmes, grâce au travail), sans quoi cela risque bien de devenir un boulet dans l’ensemble des matières.

Réussir en Khûbe

Réussir en Khûbe

Première de nos trois grandes nouveautés de la nouvelle édition de Je Vais Vous Apprendre à Intégrer HEC, le chapitre sur ce qui change durant votre année de khûbe, et comment changer vos habitudes de travail pour l’aborder au mieux

Réussir en Khûbe
Réussir en Khûbe

En quelques mots…

Le chapitre intitulé « Bien khûber » fait le bilan des suggestions de 8 étudiants des Parisiennes qui ont fait trois ans de prépa, et évoque tour à tour : la nécessité de faire un diagnostic, pourquoi il est nécessaire de se faire aider et par qui, les dangers de se laisser bercer durant la période de septembre à décembre. Mais il est surtout très optimiste, expliquant dans quelle mesure « Les khûbes prennent littéralement, par rapport aux kharrés, une dimension supplémentaire », et détaillant un plan de bataille, matière par matière, d’une année de khûbe réussie.

Pourquoi ce chapitre en plus ?

« Si vous n’êtes pas dans une classe spéciale khûbes, le programme répond en priorité au besoin des kharrés, et vous devez vous prendre en main car personne d’autre ne le fera. »
– Laure, admis à HEC en khûbe, 2010

En tête des demandes des lecteurs d’integrerhec.fr dans le sondage du début d’année, ce chapitre dédié aux khûbes était un réel manque dans les précédents JVVAIH, puisque cette situation, vous le constaterez dans le chapitre, requiert une prise en main très particulière de votre année, et relativement éloignée de ce que vous aviez fait les années précédentes. Alors que ce cas de figure représente, selon la DAC, 9% des élèves sur l’ensemble des candidats de prépa EC, ceux-ci trouveront un vade-mecum que nous espérons utile pour leur année.

Ce qui manque…

Le caractère directif du reste du livre ! Les khûbes connaissent bien la prépa à présent, savent ce qui fonctionne ou non, et ce chapitre est davantage une boite à idées pour leur année qu’une méthode exhaustive à toute épreuve.

PS : Curieux de voir à quoi cela ressemble ? Un nouvel extrait est en ligne par ici !

Pas de panique

Pas de panique

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Les débuts des concours se profilent et vous sentez sûrement monter la pression, vous dire que vous n’êtes pas prêt, etc. Voici quelques conseils pour aborder cette période, très largement moins difficile qu’on ne le croit souvent.

  • Ne paniquez pas. Il n’y a aucune raison de se laisser impressionner par l’enjeu. Vous avez derrière vous deux ans, au moins, de préparation académique, mais aussi mentale et morale, et vous êtes largement plus préparé que ce que pensez : dès le premier jour des écrits, vous en prendrez conscience.
  • Suivez votre propre chemin : vous êtes passé par la prépa pour vous, et vous seul. Ce que font ou disent les autres dans ce contexte n’a pas réellement d’importance. Soyez le plus appliqué possible dans l’épreuve, ne rendez pas votre copie une seconde avant que cela ne soit nécessaire, remettez du coeur à l’ouvrage épreuve après épreuve et vous ferez les comptes à la fin.
  • – Ce qui va jouer à partir de maintenant, c’est le mental et surtout l’intendance. Assurez-vous cette semaine que vous possédez tout en double, depuis chaque stylo de votre trousse jusqu’au fondamental réveil. Faites un tour de reconnaissance à l’endroit où vous passerez les concours en parcourant le chemin que vous ferez tous les jours des écrits. Pour le reste, entraînez-vous à relativiser, tout en restant motivé.

D’un point de vue académique, vous n’avez rien à redouter : la partie vraiment difficile de la prépa est désormais derrière vous. D’ailleurs, pour beaucoup d’élèves, la période des écrits est vécue comme une libération, car ils sentent enfin que le travail des deux ans n’a pas été stérile, et peuvent enfin faire montre de l’étendue de leurs connaissances dans un contexte où elles seront valorisées.

Aussi surprenant que cela puisse vous paraître, vous êtes prêt. Il est grand temps de le montrer à tout le monde. Soyez très concentré, et ne lâchez rien. Pour le reste : vous y êtes.

Bon courage

« Ce n’est pas entrer en prépa qui est difficile, c’est d’y rester » (2/2)

« Ce n’est pas entrer en prépa qui est difficile, c’est d’y rester » (2/2)

Toujours en réponse à trois des interventions de suiveurs de notre compte Twitter (@integrerhec), nous continuons à vous donner notre avis sur les éléments à absolument prendre en compte dans sa décision de poursuivre ou de quitter la prépa.

La perséverance. Source : Flickr

Dans le choix d’arrêter ou de continuer la prépa, vous devez absolument considérer :

  • • L’avis de professeurs qui vous connaissent. C’est le moment de faire part de vos hésitations à ceux des professeurs en lesquels vous avez le plus confiance. Eux ont vu des centaines de parcours, savent détecter de petits détails qui en disent long sur votre capacité à affronter la prépa, et connaissent ce qui vous manque, dans leur matière, pour réussir. Posez-leur la question, en toute franchise. La réponse risque de vous surprendre.
  • • Votre état psychologique. Nous sommes tous esclaves de la situation dans laquelle nous nous trouvons, et nos délimitations du « normal » se déplacent en fonction des gens avec lesquels nous évoluons au jour le jour. Au cas où vous l’aurez oublié, la prépa n’est pas un environnement que beaucoup de gens considéreraient « normal ». A ce titre, laisser votre état psychologique être influencé par elle est une erreur de logique et, si c’est plus fort que vous, c’est un signe très clair qu’il est temps de prendre du recul et de demander de l’aide. Chaque année, quelques drames (peu médiatisés) ont lieu à cause de ce contexte, et probablement de l’absence de prévention en ce domaine. Cela ne fait pas de mal de le rappeler. Pas sûr que nos trois Twitter-followers s’attendaient à ce qu’on leur réponde jusque-là 😉
  • • Les équivalences. Petit détail pratique, et tout bête, mais certaines équivalences ne s’obtiennent qu’après avoir validé une année entière de prépa HEC. Si vous êtes sûr et certain de votre choix, repousser le timing de quelques mois pourrait vous être très bénéfique

Pensez à votre vie dans 6 mois, ou dans 18 mois, et réfléchissez réellement à ce à quoi vous voudriez qu’elle ressemble, et à quel point vous tenez à ce à quoi elle vous mènera. Il s’agit des tous premiers choix d’orientation réels que la plupart d’entre nous font dans nos vies de jeunes adultes, et ils ne sont faciles pour personne. Prenez votre temps.

Joyeux Noël.

« Ce n’est pas entrer en prépa qui est difficile, c’est d’y rester » (1/2)

« Ce n’est pas entrer en prépa qui est difficile, c’est d’y rester » (1/2)

La prépa est pour tous une source d’occasions d’être humble, car elle réserve à chacun des déconvenues à la hauteur des réussites dont ils avaient l’habitude au Lycée. Mais pour certains d’entre nous, c’est une bataille de tous les instants, un constat d’échec quotidien, une source de stress au delà de l’acceptable. Vient le moment du premier bilan où on a la sensation que continuer aurait moins de sens que de changer de filière, et ce moment est souvent les vacances de Noël. C’est le cas de trois élèves qui nous ont demandé notre avis, ces dernières semaines, via notre compte Twitter (@integrerhec).




Alors, pour les élèves concernés, persévérer ou jeter l’éponge ? Spoiler : nous n’avons pas la réponse. La vraie réponse à cette question dépend évidemment de chacun mais, dans la droite lignée des livres, laissez-nous vous donner quelques-unes des indications que nous croyons vraies.

Dans le choix d’arrêter ou de continuer la prépa, vous ne devez pas considérer :

  • • Le fait que vous avez déjà fait 4 mois de prépa, et qu’abandonner maintenant serait « gâcher ». Lorsque l’on fait un choix, il faut toujours ne considérer le temps sur une demi-droite. Ce qui est fait est faut, cela ne changera pas, et faire peser dans la balance de vos choix quelque chose de comparativement si faible est une erreur de logique. Pensez au futur, pas au passé
  • • Le regard des autres. On est un peu jeune pour s’en apercevoir en prépa, donc croyez-nous sur parole (et désolé de cette introduction condescendante) : tant de décisions par la suite amèrement regrettées ont été prises par simple peur de décevoir un proche, un parent, des camarades. Ce choix n’engagera que vous : soyez plus fort que votre peur de la réaction de vos proches et assumez-le en toute indépendance

La suite la semaine prochaine !

NB : la prépa est difficile pour vous ? Pour eux aussi : @Viedeprepa relaie, sur Twitter, le quotidien des préparationnaires en galère ! Un bon moyen de relativiser.

Cinq lois de productivité à connaître en prépa HEC – La loi de Parkinson (5/5)

Cinq lois de productivité à connaître en prépa HEC – La loi de Parkinson (5/5)

« le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement » Les lecteurs de JVVAIH le savent, la Loi de Parkinson, exprimée par l’essayiste britannique Cyril Parkinson, explique en grande partie pourquoi toute forme de session de travail non méticuleusement planifiée échappera difficilement à la perte de temps ; et pourquoi, à l’inverse, la productivité objective d’un travailleur forcé d’exécuter une tâche résolument trop importante pour le temps qui lui est imparti (souvent à la dernière minute) atteint des records.



Prenez l’exemple des Maths. Avez-vous déjà mesuré à quel point vous êtes plus efficace sur un devoir surveillé en quatre heures que sur le même devoir que vous pourriez faire à la maison en un week-end ? C’est en partie à l’absence d’interruptions (voir la loi des séquences homogènes), mais c’est surtout dû au contexte : aller plus loin n’est pas un choix, c’est une nécessité face à la deadline inamovible vers laquelle vous approchez : le sentiment d’urgence vous galvanise et vous force à vous concentrer.

Qu’est ce que cela veut dire pour vous ? Certes, vous comprenez que cette loi est utile lorsqu’on doit décider de la production de valises cabine ou de valises rigides, mais dans le cadre de la prépa, cela nous mène où ? Cela veut dire qu’avant chaque session de travail, vous avez tout intérêt à en fixer l’heure de fin, et lorsque cette heure arrive, à changer de matière ou de sujet. Si cela doit passer par ne pas achever la tâche en cours, qu’il en soit ainsi : après tout, vous ne l’auriez pas terminée en devoir surveillé non plus. Compartimentez toujours votre travail, en prenant l’habitude de faire de micro-emplois du temps pour tout. Vous arriverez à un découpage fait de deadlines successives, qui vous conféreront un sentiment d’urgence sain.