Étiquette : Moral

« Ce n’est pas entrer en prépa qui est difficile, c’est d’y rester » (2/2)

« Ce n’est pas entrer en prépa qui est difficile, c’est d’y rester » (2/2)

Toujours en réponse à trois des interventions de suiveurs de notre compte Twitter (@integrerhec), nous continuons à vous donner notre avis sur les éléments à absolument prendre en compte dans sa décision de poursuivre ou de quitter la prépa.

La perséverance. Source : Flickr

Dans le choix d’arrêter ou de continuer la prépa, vous devez absolument considérer :

  • • L’avis de professeurs qui vous connaissent. C’est le moment de faire part de vos hésitations à ceux des professeurs en lesquels vous avez le plus confiance. Eux ont vu des centaines de parcours, savent détecter de petits détails qui en disent long sur votre capacité à affronter la prépa, et connaissent ce qui vous manque, dans leur matière, pour réussir. Posez-leur la question, en toute franchise. La réponse risque de vous surprendre.
  • • Votre état psychologique. Nous sommes tous esclaves de la situation dans laquelle nous nous trouvons, et nos délimitations du « normal » se déplacent en fonction des gens avec lesquels nous évoluons au jour le jour. Au cas où vous l’aurez oublié, la prépa n’est pas un environnement que beaucoup de gens considéreraient « normal ». A ce titre, laisser votre état psychologique être influencé par elle est une erreur de logique et, si c’est plus fort que vous, c’est un signe très clair qu’il est temps de prendre du recul et de demander de l’aide. Chaque année, quelques drames (peu médiatisés) ont lieu à cause de ce contexte, et probablement de l’absence de prévention en ce domaine. Cela ne fait pas de mal de le rappeler. Pas sûr que nos trois Twitter-followers s’attendaient à ce qu’on leur réponde jusque-là 😉
  • • Les équivalences. Petit détail pratique, et tout bête, mais certaines équivalences ne s’obtiennent qu’après avoir validé une année entière de prépa HEC. Si vous êtes sûr et certain de votre choix, repousser le timing de quelques mois pourrait vous être très bénéfique

Pensez à votre vie dans 6 mois, ou dans 18 mois, et réfléchissez réellement à ce à quoi vous voudriez qu’elle ressemble, et à quel point vous tenez à ce à quoi elle vous mènera. Il s’agit des tous premiers choix d’orientation réels que la plupart d’entre nous font dans nos vies de jeunes adultes, et ils ne sont faciles pour personne. Prenez votre temps.

Joyeux Noël.

« Ce n’est pas entrer en prépa qui est difficile, c’est d’y rester » (1/2)

« Ce n’est pas entrer en prépa qui est difficile, c’est d’y rester » (1/2)

La prépa est pour tous une source d’occasions d’être humble, car elle réserve à chacun des déconvenues à la hauteur des réussites dont ils avaient l’habitude au Lycée. Mais pour certains d’entre nous, c’est une bataille de tous les instants, un constat d’échec quotidien, une source de stress au delà de l’acceptable. Vient le moment du premier bilan où on a la sensation que continuer aurait moins de sens que de changer de filière, et ce moment est souvent les vacances de Noël. C’est le cas de trois élèves qui nous ont demandé notre avis, ces dernières semaines, via notre compte Twitter (@integrerhec).


Alors, pour les élèves concernés, persévérer ou jeter l’éponge ? Spoiler : nous n’avons pas la réponse. La vraie réponse à cette question dépend évidemment de chacun mais, dans la droite lignée des livres, laissez-nous vous donner quelques-unes des indications que nous croyons vraies.

Dans le choix d’arrêter ou de continuer la prépa, vous ne devez pas considérer :

  • • Le fait que vous avez déjà fait 4 mois de prépa, et qu’abandonner maintenant serait « gâcher ». Lorsque l’on fait un choix, il faut toujours ne considérer le temps sur une demi-droite. Ce qui est fait est faut, stanoprime cela ne changera pas, et faire peser dans la balance de vos choix quelque chose de comparativement si faible est une erreur de logique. Pensez au futur, pas au passé
  • • Le regard des autres. On est un peu jeune pour s’en apercevoir en prépa, donc croyez-nous sur parole (et désolé de cette introduction condescendante) : tant de décisions par la suite amèrement regrettées ont été prises par simple peur de décevoir un proche, un parent, des camarades. Ce choix n’engagera que vous : soyez plus fort que votre peur de la réaction de vos proches et assumez-le en toute indépendance

La suite la semaine prochaine !

NB : la prépa est difficile pour vous ? Pour eux aussi : @Viedeprepa relaie, sur Twitter, le quotidien des préparationnaires en galère ! Un bon moyen de relativiser.